FRAMEWORK/ CADRE DE DEBATS

Key words: creative labor; creative class; vocation; expressivity; emotional identification, creative and social resources, capitalization, mobilization, acceleration, optimization, valorization, Post-humanism

Mots clés : travail créatif, classe sociale créative, vocation, expressivité, identification émotionnelle, ressources (créatives, sociales), capitalisation, mobilisation, accélération, optimisation, valorisation, Posthumanisme

Creative industries refer to a series of economic activities based on the generation and exploitation of knowledge, information, and ideas. The term creative industry originates in older theoretical views — coming chiefly from a European area of reference — concerning “the cultural industries” (Hesmondhalgh 2002), “creative economy” (Howkins 2001) or “the cultural production of commodities” (Scott 2004).

       Another approach to this topic emphasizes the fact that the creative industries should not be considered “industries” at all, but rather a broad expression of the innovation capacity inherent in all economic activities (Potts et al. 2008, Hartley 2008). This theoretical model ties up the evolutionary paradigm in economics (Schumpeter), the revolutionary rhetoric of web 2.0, and the “participating public”. After the human species has valorized and drained out various types of resources, the creativity has been proposed by various theorists as a solution. Its impact comes chiefly from its cohesive role in the formation of a new social class: the creative class. Consequently, the creativity has started to be defined not only as the strongest economic resource but also as the ultimate one (Florida 2002). Whereas the globalized economy has overstepped the Marxist view of social classes and relations among capital, work, and power, these new conceptions do not stress on key terms such as capitalization and mobilization, but on a new understanding of labor relationships between the laborer, on the one hand, and labor processes (valorization, optimization and acceleration), on the other. The reinsertion within the circuit of academic debates of concepts such as “creativity”-“creative labor”-“vocation”, broadly speaking and the return of a creativity lexis may have a high social impact on the way labor, subjectivity, and society, in general, are conceptualized (von Osten 2011).

Creative economy means, first of all, using the individuals’ creative imagination with the aim of augmenting the (outset) value of an idea. All transactions within an economy defined as “creative” have thus a double value:

  1. The value engendered by (non-material) copyright;
  2. The value engendered by material products that generally entrench creativity.

Departing from the idea that education and research are the main motors in the production/ diffusion of knowledge, we believe that their societal insertion must be analyzed as the core domain of creative economy. Accordingly, the PhD student, the researcher and the university professor should reflect on their status as “creative laborers”.

Is there a determinaton between emergent societies/ economies (within the francophone world and beyond) and creativity?


Les industries créatives visent une série d’activités économiques basées sur la génération et l’exploitation des connaissances, des informations, des idées en général. Le terme « industrie créative » a ses racines dans les théories anciennes, en particulier celles européennes, consacrées aux « industries culturelles » (Hesmondhalgh 2002), à l’« économie créative » (Howkins 2001) ou à la « production culturelle des commodités » (Scott 2004).

         Un autre regard sur le problème suggère que les industries créatives ne sont pas du tout industries, mais plutôt une expression de la capacité d’innovation inhérente à toute économie (Potts et al. 2008, Hartley 2008). Ce modèle relie la théorie de l’économie évolutive (Schumpeter), la rhétorique révolutionnaire du web 2.0 et le modèle du « public participatif ». Après que l’espèce humaine a valorisé et a épuisé différents types de ressources, la créativité a été mise en rapport avec le développement d’une nouvelle classe sociale (the creative class – « la classe créative »). La créativité a commencé donc à être considérée la plus puissante, « dernière source économique » (Florida 2002). Des définitions marxistes des classes sociales et de l’analyse marxiste des relations entre le capital, le travail et le pouvoir, on est passé, dans une économie globalisée, à une conception qui ne met pas tellement l’accent sur la capitalisation et la mobilisation que sur la restructuration des relations de travail entre « le travailleur » et les processus tels que la valorisation, l’optimisation et l’accélération. La réintroduction dans le circuit des concepts créativité – travail culturel – vocation et, plus spécialement, le retour au vocabulaire de la créativité, ont un impact spécial sur la conceptualisation du travail, de la subjectivité et de la société en général (von Osten 2011).

L’économie créative signifie l’utilisation de l’imagination créative des individus dans le but d’augmenter la valeur d’une idée. Les transactions dans l’économie créative ont une double valeur :

a. La valeur générée par la propriété intellectuelle intangible ;

b. La valeur générée par les produits physiques qui englobent la créativité.

Partant de l’idée que l’éducation et la recherche universitaires sont directement liées à la production et à la diffusion des connaissances, elles peuvent être intégrées dans la catégorie des industries créatives. De ce fait, le doctorant/ le chercheur/ le professeur universitaire peuvent acquérir le statut de « travailleur créatif » (creative labourer).

Est-ce qu-il est un rapport entre les sociétés/ les cultures ayant des économies émergentes (à l’intérieur de l’espace francophone et en dehors) et la créativité?

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